Publié dans Société

Développement rural inclusif - Des vies changent dans l’Atsimo-Atsinanana

Publié le mercredi, 24 septembre 2025

Améliorer le quotidien des familles rurales, renforcer l’égalité entre hommes et femmes et stimuler l’économie locale. Tels sont les résultats concrets de l’approche GALS (Gender Action Learning System), mise en œuvre depuis 2021 par le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage (MINAE). Cette méthode participative, adoptée dans le cadre de la politique nationale de développement rural, démontre que chaque District compte et qu’aucune région n’est laissée à l’écart.

 

Dans la Région Atsimo-Atsinanana, plusieurs foyers ont vu leur quotidien transformé grâce à l’Approche GALS. Ce système communautaire participatif, centré sur la responsabilisation conjointe des femmes et des hommes, a permis d’améliorer la gestion domestique, d’augmenter les revenus et de renforcer la cohésion sociale. En s’appuyant sur le GALS pour assurer un développement rural inclusif, le MINAE accompagne les foyers dans la gestion des finances, la répartition des tâches ménagères, la production agricole et animale, ainsi que dans la promotion d’une alimentation diversifiée.

A Ankeranabo, dans la Commune d’Ambila Nord Marofarihy, le couple Razafitsotra Stanislas Hervé et Raharimalala Francine illustre cette transformation. «  Avant, notre foyer a été fragilisé par des difficultés financières et un déséquilibre dans les responsabilités familiales. Mais notre situation a radicalement évolué, avec la gestion partagée des revenus, l’achat d’équipements, la construction d’un logement, et même le lancement d’un élevage de ruches », explique le père de famille. La réussite du couple lui a valu un prix GALS, et il a déjà transmis ses acquis à cinq autres familles. Cette famille bénéficiaire vise désormais plus haut. « Avec nos 15 ruches, nous voulons atteindre 30 d’ici cinq ans », projette le père de famille. L’on peut dire que c’est un symbole d’un monde rural qui se prend en main, épaulé par une politique nationale déterminée à transformer chaque communauté.

D’autres foyers suivent cette voie.  Bezo François Noël et Rasoanoro Brigitte Anita ont bâti un projet durable autour de l’élevage porcin, tandis que Ramampiandrisoa Pascaline, productrice de tomates, bénéficie du soutien communautaire pour améliorer l’éducation et la nutrition de ses enfants. Par ailleurs, des écoles paysannes ont été créées pour vulgariser les bonnes pratiques agricoles et alimentaires.

Pour le MINAE, dirigé par Sergio Hajarison, ces résultats confirment que la stratégie gouvernementale porte ses fruits. Développement économique local, autonomisation des femmes et sécurité alimentaire sont désormais au cœur de la vie des familles rurales. « Aucun District n’est oublié », comme l’insiste le Président de la République Andry Rajoelina. Rappelons que l’Approche GALS illustre la volonté de l’Etat de faire de l’inclusion et de la durabilité des piliers son action.

 

E.F.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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